L'ESJ Paris se bollorise : une intervention antifasciste fait fermer l'école !
L'Ecole Supérieure de Journalisme de Paris, détenue depuis fin 2024 par un consortium de milliardaires comprenant Vincent Bolloré, Bernard Arnault, Rodolphe Saadé, le groupe Dassault ainsi que Pierre Gattaz (le patron du MEDEF), s'est fait sacrément repeindre sa devanture hier soir. Pas de chance pour l'école, c'était grosse journée de portes ouvertes aujourd'hui !
C'est un groupe autonome se revendiquant du PES (Parade à l'Extrême Stupidité) qui a frappé. PES s'était illustré par de joyeux feux d'artifice anti-Stérin lors de la Nuit du Bien Commun parisienne de décembre dernier.
Leur communiqué :
"A celleux qui ne supportent plus d'entendre la énième dinguerie raciste qui pop quotidiennement sur CNEWS, qui rêvent de retirer à Bolloré et ses copains du pouvoir d'agir, ce message est pour vous :
Panique à bord dans l'école, ce matin autour de 10 h 30. L'ESJ Paris prévient les inscrit-es aux journées des portes ouvertes que l'école a subi une "légère dégradation" puis qu'elle rencontre un "problème matériel", la forçant à annuler la journée entière.
En même temps, il faut voir la tronche de la "légère dégradation".
Hier (vendredi 10) au soir, nous avons rendu une petite visite à l'école. La date n'était pas choisie au hasard. Nous visions précisément la veille d'un jour où l'école est censée se parer de respectabilité. Après un grand coup de peinture orange sur les grandes vitres, affiches, messages et pochoirs en main, nous avons voulu rappeler à cette école ce qu'elle est devenue : un haut lieu de fabrication de la propagande fasciste qui gangrène tout le paysage médiatique actuel, qui applique en interne les méthodes dégueulasses dignes des temps sombres.
Il est loin le temps où cette "école" avait du prestige. Aujourd'hui, c'est une école raciste et qui tue le métier de journalisme par son manque de déontologie. Aujourd'hui, les étudiant-es et salarié-es racisé-es se font discriminer, tant dans leur résultat, que dans leur accompagnement de cursus. Aujourd'hui, arrivent en masse dans l'école des jeunes droitards bien cathos intégristes, qui se sentaient muselés par le "wokisme" ambiant. Les "conférenciers" ne sont autres que les habituelles têtes d'affiches des médias Bolloré (Pascaul Praud, rien que ça) ou des patrons de médias d'extrême droite comme Geoffroy Lejeune (directeur du JDD), intervenants de gauche étant désormais quasiment absents. Sans oublier Sonia Mabrouk, égérie de la fachosphère, qui siège au comité pédagogique. Tout ça pue l'entre-soi d'extrême droite, et sans vergogne. En clair, depuis que Bolloré et ses sbires ont mis la main sur l'école, elle est devenue le moyen légitime de former à la pelle des futurs journalistes Bolloré-compatible, qui se feront un plaisir d'aller ensuite travailler à CNEWS, BFM ou au JDD - et ainsi assurer la pérennité de leurs médias et de leur travail de propagande.
En devenant actionnaire de l'école, Bolloré ne fait pas autrement que cet entrepreneur allemand des années 30 - Alfred Hugenberg - qui a tranquillement mais sûrement travaillé à imposer les thèmes de l'extrême droite dans le débat public grâce à son empire médiatique et financier - préparant ainsi l'arrivée du régime nazi au pouvoir.
C'est précisément cette alliance du capital et de l'extrême droite, incarnée par le rachat de cette école et que nous avons donc déjà connue en des temps sombres, qui est en train de se jouer sous nos yeux. Car pendant que les jeunes recrues de l'ESJ Paris se préparent à défendre avec hargne les idées d'extrême droite de leurs mécènes, les milliardaires et grands patrons français dînent au Drouant avec Marine Le Pen, assumant publiquement le projet que tous portent ou dont tous s'accommodent : fasciser l'opinion publique française par tous les moyens, nous diviser par la haine raciste, pour nous détourner de la haine de classe.
Nous posons la question : ne serait-il pas grand temps de faire fermer cette "école" ?
Ah, et aux droitards qui nous liraient : on espère que vous avez passé des belles NON portes ouvertes.
Paris, à jamais antifasciste.
Nous sommes toustes une Parade à l'Extrême Stupidité."